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Lérot

Eliomys quercinus

Tête+corps : 105-160 mm ; queue : 95-150 mm ; poids : 45-85 g
Morvan : le raivou, l'raivoujeot, l'raivouillot, l'raivôyon, l'raivouillou. Anglais :garden dormouse. Allemand : Gartenschläfer. Hollandais : eikelmuis. Italien : quercino.

Le lérot est facilement reconnaissable à ses grandes oreilles et ne peut être confondu avec le loir grâce à ses gros yeux saillants ornés d'une bande noire, une queue touffue de poils noirs et blancs à l'extrémité, le dos d'un gris roux et un ventre blanc jaunâtre.

Le lérot est un excellent grimpeur. Il habite aussi bien en forêt que dans les haies, les vergers, les jardins, les maisons et même les anciennes carrières. En fait, on le rencontre dans tous les milieux où il dispose d'abris et d'un couvert végétal ligneux suffisant. Il a des moeurs très nettement anthropophiles ce qui lui permet de vivre aussi bien en plaine qu'en montagne. Il niche dans les cavités offertes par les arbres creux, les nichoirs à mésanges, les rochers, mais il peut aménager les nids d'oiseaux ou construire si nécessaire son propre nid suivant les disponibilités du milieu (herbes, mousses, laine de verre).

Son régime alimentaire est de type omnivore : mangeur de fruits (pommes, poires, cerises, pêches et baies diverses), de graines (faînes, noisettes), d'insectes (de 40 à 80 % de son régime), de vers de terre, d'oisillons et à l'occasion le repas du chat.

Animal social vivant en groupe, ce rongeur hibernant est essentiellement nocturne mais il peut avoir une activité diurne ponctuelle. C'est par une température inférieure à 10°C qu'il entre en léthargie, souvent en groupe et généralement d'octobre à mai. Par grands froids, ce sommeil est interrompu de réveils intermittents. Dès le réveil printanier, les accouplements ont lieu et après une gestation d'une vingtaine de jours, la femelle met au monde de deux à sept petits. Ils seront sexuellement matures l'année suivante.

En France, il est présent sur quasiment tout le territoire à l'exception de la Bretagne et des îles atlantiques. Ce gliridé est commun en Bourgogne. Ses dégâts dans les fruitiers et la laine de verre lui valent une lutte par piégeage et empoisonnement notable en automne, saison où il rentre dans les habitations. Malgré cela, le lérot n'est pas menacé et les trous sur la carte reflète de la difficulté de recueillir des données et non l'absence du rongeur.

Galerie photo

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Contributions

Chez nous, région autour du Creusot en Saône-et-Loire, le lérot qui colonise l'isolation de nos maisons à la campagne est appelé "rat bardot" (orthographe? pas trouvée sur internet).

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